dB-Risoux : A l'écoute de la biodiversité

Un protocole scientifique d’écoute de la forêt du Risoux sur le long terme

Engagé dans la mise en valeur des paysages sonores et dans la préservation de la biodiversité, le Parc naturel régional du Haut-Jura conduit un programme innovant et unique en France d'écoacoustique de la biodiversité sonore : « db@Risoux – A l’écoute de la biodiversité ». Dans un contexte de perte de biodiversité et de réchauffement climatique, le Parc a souhaité agir sur la richesse de la biodiversité sonore, en prenant comme laboratoire un des paysages majeurs du massif jurassien : la forêt, et plus particulièrement celle du Risoux pour sa représentativité des forêts d'altitude du massif du Jura.

 

L’objectif du programme dB@Risoux : étudier l’évolution de la biodiversité de la forêt à travers un protocole scientifique de long terme (15 ans).

Ainsi, en juillet 2018, quatre magnétophones ont été installés au cœur de la forêt du Risoux. Tout au long de l’année, ils ont enregistré les sons de la forêt (1 minute toutes les 15 minutes) apportant d’importantes données pour les scientifiques.



Vous avez dit "éco-acoustique?"

L'éco-acoustique (ou écologie sonore) se penche sur l'étude et l'évolution des écosystèmes par le prisme du son. A la croisée de l'écologie, de l'acoustique et de l'informatique, l'éco-acoustique vise à suivre les changements de la biodiversité animale sur de larges échelles temporelles et spatiales, en fonction des perturbations affectant les milieux naturels.


Pourquoi étudier les sons de la forêt?

50% des sons de la nature auraient disparu en 50 ans. C'est le constat alarmant du bioacousticien Bernie Krause (Le grand orchestre animal, Flammarion, 2013)

Les changements globaux qui s’opèrent actuellement à l’échelle mondiale affectent le rythme saisonnier des espèces animales et végétales. Ils ont aussi des conséquences sur nos paysages sonores. Les changements de vocation et d’occupation des espaces naturels, qui vont dans le sens d’une plus grande artificialisation, entrainent aussi une modification, une banalisation voire un appauvrissement des sons émis par les espèces peuplant les milieux naturels. Cela se traduit également par la perte d’un patrimoine culturel et sonore.

 

Etude et écoute de "l'orchestre" Risoux et de ses solistes

L’installation de microphones dans la forêt du Risoux permet d’établir un « indicateur » global de la biodiversité sonore, croisant des variables comme l’intensité ou la diversité des signaux acoustiques. Un temps Zéro (en 2019) à partir duquel sera évaluée la nature des changements qui s’opéreront, à l’avenir, sur la biodiversité sonore.
Le programme dB@Risoux ouvre aussi des perspectives sur des études à plus court terme (2 à 3 ans), davantage centrés sur la connaissance de certaines espèces à forts enjeux pour le territoire ou aborder des thématiques nouvelles : sons de la nuit, mesure des pressions liées aux activités humaines… Autant de sujets encore peu explorés autour des paysages sonores !


Une collaboration scientifique et technique

Pour mener à bien ce programme, le Parc naturel régional du Haut-Jura collabore avec des scientifiques du Museum national d’histoire naturelle et du laboratoire du CNRS de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne.

 


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