Christophe Robbe

Exposition "Portraits d'ici - Photographies d'habitants de la montagne jurassienne"

 

 

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Christophe Robbe, propriétaire forestier - Chaux-Neuve

La forêt en héritage


Quand Christophe Robbe parle de la forêt, l’émotion est palpable au creux de sa voix, dans son regard. On la sent indissociable de sa personne. C’est que la forêt est pour lui une histoire de cœur. Une passion héritée de son père qu’il transmet aujourd’hui à son tour à ses fils.

 

Mais la forêt c’est aussi pour lui des rencontres humaines et des moments de partage. Assez naturellement, dès qu’il en a eu l’opportunité, il a souhaité acquérir une propriété forestière. Ce sera le domaine de la Forêt des loges, sur les hauteurs de Chaux-Neuve, en 2016. « Il m’a fallu deux ans pour trouver un bien qui correspondait à ce que je recherchais. Mon idée initiale était de n’acheter que de la forêt, pas de pâtures ou de ferme, mais le site m’a tout de suite plu car j’ai ressenti que c’était un endroit où j’aurai beaucoup de choses à vivre et à faire partager ».

 

Avec l’aide du Parc, Christophe rénove alors entièrement la vieille ferme d’alpage, « un patrimoine à conserver », dont les murs et la toiture menaçaient de s’effondrer. Elle est aujourd’hui utilisée par les agriculteurs pour le tri et les soins des vaches. Il remet en pâture les prairies et les sous-bois avec des agriculteurs des villages environnants. Et prend l’attache qu’un gestionnaire forestier, Lucien Viennet, pour la partie sylvicole.

 

Lauréat du SylvoTrophée en 2019, Christophe pratique exclusivement une gestion forestière en futaie jardinée, traditionnelle des forêts d’altitude de la montagne jurassienne. Avec son gestionnaire, il perpétue les valeurs transmises par son père et
s’efforce de trouver l’équilibre entre sylviculture, pratiques agricoles et accueil de la biodiversité. « En tant que propriétaire, il faut trouver le juste équilibre. Si la faune est là, c’est parce qu’elle n’est pas dérangée. Mais si on ne vient jamais, l’emprise de la forêt s’étend, l’estive ne peut plus se faire… À mon sens, la présence de l’homme est nécessaire mais elle doit se faire de manière raisonnable. Ici par exemple, j’ai demandé à ce qu’il n’y ait pas de coupe d’arbres verts pendant au moins dix ans. Pour l’instant, on ne traite que les arbres malades ou abîmés par la neige. On favorise aussi un peu plus le feuillu pour arriver à un meilleur équilibre avec le résineux. Les feuillus permettent d’apporter de l’humus, du couvert pour les petits sapins, de l’ombre… c’est important dans le contexte de changement climatique, si on veut que notre forêt résiste. Je tiens aussi à ne faire travailler que des gens de proximité : bûcheron, débardeur, scierie… Ce sont des valeurs que j’ai ici mais que j’ai aussi ailleurs, dans ma vie au quotidien ».

 

Patiemment, Christophe jardine sa forêt. Pour lui, pour sa famille, pour son entourage mais aussi pour tous les randonneurs, morilleurs, skieurs… « La forêt est un bien commun. J’aime cette idée que même si tu es propriétaire, tu ne peux pas clôturer ta forêt pour que personne n’y passe. Tu n’as pas le droit de priver les autres de venir s’y promener, d’y cueillir un champignon… à condition qu’ils la respectent. »


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